Faces & Boxes

Galerie Jane Huart
Exposition des oeuvres de Bernard Privat.
Du 16 Septembre au 5 Octobre 2008
Vernissage le 19 Septembre à 19h
Exposition des oeuvres de Bernard Privat.
Du 16 Septembre au 5 Octobre 2008
Vernissage le 19 Septembre à 19h
Jeu de massacre

Jeu de massacre sur boîte de conserve.
hauteur: 24cm
circonférence: 15cm
technique: peinture acrylique
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hauteur: 24cm
circonférence: 15cm
technique: peinture acrylique
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Bernard Privat - Mutation

Tout d'abord, le regard est intrigué. Il est facile de reconnaître ces « corps de dames » : amples, épanouis, accueillants et sensuels dans leurs rondeurs ; envahissants et cependant empreints d'une grande douceur. Les corps sont posés, attendant qu'on les regarde.
Il s'agit bien de portraits. Certains semblent esquisser un pas de danse, un déhanchement imperceptible, un lever d'épaule boudeur. Et c'est là que la mutation se révèle à nous : à qui sont ces visages ?
Tout droit sortis de l'histoire de l'art, d'anciennes gravures, des personnages de Goya ou Kokoschka chapeautent ces corps, grandes mains maladroites déployées, culottes offertes, sexes impudiques. La réserve du regard d'une jeune femme des siècles passés se fait soudain provocante lorsque son ventre enceint se montre fièrement à nous.
Les visages torturés de Kokoschka deviennent presque enfantins dès que l'on perçoit la poupée tenue serrée contre le corps opulent. Le décalage est déroutant mais à aucun moment improbable. Ces dames s'exhibent - peut-être -, mais ne se départissent pas de leur bonhomie, voire d'une certaine dignité dans l'indécence, une distance dans le regard qui, alliée parfois à des ors vieillis ou à des bleus métalliques leur procure une grâce d'icÔn.
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Il s'agit bien de portraits. Certains semblent esquisser un pas de danse, un déhanchement imperceptible, un lever d'épaule boudeur. Et c'est là que la mutation se révèle à nous : à qui sont ces visages ?
Tout droit sortis de l'histoire de l'art, d'anciennes gravures, des personnages de Goya ou Kokoschka chapeautent ces corps, grandes mains maladroites déployées, culottes offertes, sexes impudiques. La réserve du regard d'une jeune femme des siècles passés se fait soudain provocante lorsque son ventre enceint se montre fièrement à nous.
Les visages torturés de Kokoschka deviennent presque enfantins dès que l'on perçoit la poupée tenue serrée contre le corps opulent. Le décalage est déroutant mais à aucun moment improbable. Ces dames s'exhibent - peut-être -, mais ne se départissent pas de leur bonhomie, voire d'une certaine dignité dans l'indécence, une distance dans le regard qui, alliée parfois à des ors vieillis ou à des bleus métalliques leur procure une grâce d'icÔn.
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